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Le monastère de Sumela en Turquie- La foi qui transporte

  • 7 déc. 2025
  • 2 min de lecture
façade du bâtiment accroché à la falaise

Suspendu à plus de 1 200 m d’altitude, le monastère de Sumela n’héberge plus des moines mais attire plutôt des touristes qui n’hésitent pas à gravir 350 m pour apprécier un magnifique panorama. Comme il arrive souvent, ces complexes monastiques en retrait, construits il y a plusieurs siècles, sont rattachés à des légendes et à des mystères. Ici, l’histoire nous révèle qu’au 4e siècle deux moines grecs auraient trouvé une icône de la Vierge Marie dans une grotte de la montagne, située près de Trabzon sur la mer Noire. Ils ont alors décidé de s’installer dans cet environnement peu hospitalier et de consacrer leur vie à bâtir un lieu de culte pour les chrétiens orthodoxes.



plusieurs personnes et des bâtiments dans une grotte

Les efforts de ces religieux ont porté fruits. Au fil des siècles et malgré les embûches, des bâtiments ont pris forme et des fidèles ont convergé vers ce havre de paix. Durant l’empire byzantin, le lieu a reçu l’aide financière de plusieurs empereurs dont Justinien au 6e siècle. Entre le 13e et le 15e siècle, Sumela a atteint sa forme actuelle et aurait abrité jusqu’à 400 moines. Après la conquête ottomane en 1461, le monastère a conservé tous ses droits et privilèges et a poursuivi sa mission jusqu’au début du 20e siècle.


En 1923, la Turquie a vécu de grands bouleversements avec la signature du traité de Lausanne. En effet, on assiste alors à un échange de population sans précédent entre la Grèce et la Turquie. Plus de 1,5 million de Grecs orthodoxes de Turquie et 500 000 musulmans de Grèce ont été déplacés. La communauté religieuse de Sumela a elle aussi été contrainte de déménager. Elle s’est installée dans la région de Vermion en Grèce emportant avec elle l’icône de la Vierge Marie. Le site est alors abandonné.



la façade d'un bâtiment avec des fenêtres et des fresques

En 2000, le gouvernement a décidé de rénover les lieux. Depuis plus de 20 ans, des efforts sont ainsi déployés pour restaurer les bâtiments. Les principaux éléments de ce patrimoine unique sont l’église rupestre, plusieurs chapelles, des cuisines, des chambres d'étude, une auberge, une bibliothèque et une source sacrée vénérée par les chrétiens orthodoxes.  



une représentaion de Jésus et de personnages religieux

De nombreuses fresques illustrent des scènes bibliques et nous transportent des siècles auparavant alors que les valeureux moines ont entrepris leur quête sur la montagne. Malheureusement, plusieurs peintures sont grandement endommagées.


Cette histoire nous rappelle que d’autres moines grecs orthodoxes ont bâti des ouvrages semblables tout en hauteur dans la région des Météores en Grèce. D’autres communautés ont voulu elles aussi s’approcher du ciel en s’installant à flanc de montagne comme à Xuankong en Chine.


Avec cette vidéo de 2:57 minutes, vous pouvez voir les espaces et les fresques derrière l'immense façade du monastère.





Photos : 1-Rotadefterim, 2- Hamdigumus, 3-4- Francesco Bini Tous de Wikimédia Commons


12/2025

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Connue pour son miroir d’eau et la Cité du Vin depuis 2016, Bordeaux possède beaucoup d’autres attraits. Elle regroupe presque autant de monuments historiques que Paris. Elle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO pour son « ensemble urbain et architectural exceptionnel ». Au fil des siècles, l’ancienne capitale de la Gaule aquitaine sous l’Empire romain a su préserver un milieu urbain harmonieux où le passé et le présent se côtoient.

 

Les efforts de la ville sont récompensés puisque trois édifices religieux figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Il s’agit de la basilique Saint-Seurin, de la basilique Saint-Michel et de la cathédrale Saint-André.

 

La basilique Saint-Seurin¹ a été construite au 11e siècle sur une nécropole antique. De cette époque subsistent le porche, le chevet, la crypte et la base du clocher. Elle conserve plusieurs sarcophages des 6e et 7e siècles.

 

La cathédrale Saint-André², située sur la place Pey-Berland, a été consacrée en 1096 par le pape Urbain II, qui venait y prêcher la première croisade. Deux mariages royaux ont été célébrés dans l’église. Il s’agit du mariage d'Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII, futur roi des Francs, en 1137, et de celui d’Anne d’Autriche et de Louis XIII, roi de France et de Navarre, en 1615. Au cours des dernières années, des rénovations ont redonné tout son faste au portail royal illustrant le Jugement dernier.

La basilique Saint-Michel, érigée à partir du 14e siècle³ , arbore un style gothique flamboyant. L’église compte pas moins de 14 chapelles dédiées à une confrérie ou une corporation différente. Des nombreuses œuvres d’art ornent les lieux.

 

Ces deux dernières églises possèdent chacune un clocher séparé. La flèche de la basilique Saint-Michel s’élève à 114 m de hauteur, l’une des plus hautes du Midi de la France.
 

La vidéo de 3:54 minutes présente la basilique Saint-Michel et quelques édifices emblématiques de la magnifique ville de Bordeaux.

1 Bordeaux Tourisme & Congrès. Basilique Saint-Seurin [en ligne].   https://www.bordeaux-tourisme.com/patrimoine-culturel/basilique-saint-seurin.html

2 Agence des chemins de Compostelle. Cathédrale Saint-André [en ligne]. http://www.cheminscompostelle-patrimoinemondial.fr/fr/compos

3 Agence des chemins de Compostelle. Basilique Saint-Michel [en ligne].https://www.chemins-compostelle.com/composante-du-bien/basilique-saint-michel/  

Photos : De gauche à droite :  Guido Trautmann, Unsplash, Jane Ackerley, Unsplash, Arpad Czapp, Unsplash

 

 

Pour ses précieux conseils et son regard critique sur les textes, un immense merci à Yves de Belleval, un Québécois passionné d’histoire et de patrimoine qui a parcouru près de 17 000 km sur les chemins de Compostelle ainsi qu'aux auteurs des vidéos qui ont gentiment autorisé le partage de leur travail.  

 

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