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Saint-Germain-des-Prés-La plus vieille église de Paris

  • 12 mars
  • 2 min de lecture
une rue achalandée, une église, des passants, des autos

Avec son clocher-porche, l’église Saint-Germain-des-Prés se dresse fièrement dans le 6e arrondissement de Paris, à quelques pas des célèbres Café de Flore et Les Deux Magots. Plus que millénaire, la vieille Dame conserve jalousement ses trésors. Elle a survécu à bien des époques et son existence a souvent été menacée. Ses transformations, ses agrandissements et ses récentes restaurations lui ont redonné un air de jeunesse. La plus ancienne église de Paris rayonne avec ses couleurs vives, ses chapiteaux magnifiquement sculptés, sa nef romane et son chœur du 12e siècle.


En 543, le roi mérovingien Childebert 1er, en accord avec l’évêque de Paris, fait construire une basilique à l’emplacement actuel de l’église Saint-Germain-des-Prés. Ce lieu dédié à Saint-Vincent et à la Sainte-Croix deviendra un important complexe abbatial. Située sur la rive gauche de la Seine, l’abbaye veillera à la gestion de plusieurs hectares de terrain et détiendra des droits de pêche sur le fleuve. Elle aura la fonction de nécropole royale et accueillera plus d’une centaine de moines copistes. Malheureusement, au 9e siècle, les Normands font des ravages dans la région et les bâtiments sont pillés et incendiés.


Dès le 10e siècle, l’abbaye bénédictine est restaurée. Elle est entourée d’une enceinte et d’un fossé à partir du 14e siècle. L’histoire se répète avec la Révolution française. Les statues du portail de l’église sont endommagées, les tombes royales sont détruites et de nombreux manuscrits sont dispersés. L’établissement devient une raffinerie de salpêtre, un produit servant à fabriquer la poudre à canon.


En 1803, le temple renaît malgré son état de délabrement. Des travaux majeurs sont entrepris et s’échelonneront durant une bonne partie du 19e siècle. Plusieurs éléments architecturaux seront conservés : la nef romane, le chœur gothique ainsi que le clocher-porche érigé autour de l’an mil. Deux tours jugées trop instables seront démolies.



des personnes autour d'une table avec une personne debout au centre

De nombreuses fresques et tableaux inspirés de l’art byzantin et des peintres italiens de Moyen Âge viendront enrichir l’espace. Une trentaine d'œuvres de différents formats illustrent des scènes de la Bible comme La Cène d'Hyppolite Flandrin.



un chapiteau avec des personnages

Les chapiteaux ornés de dorure représentent des animaux, des figures humaines et des feuillages.


l'intérieur de l'église avec une personne,  les choeur au loin

La belle Dame resplendit avec son décor rehaussé de tons bleus, rouges et dorés. À l’extérieur, l’église paroissiale peut sembler austère, mais il vaut la peine d’entrer pour admirer un des joyaux du Moyen Âge de la capitale française.



La vidéo de 2:18 minutes explique les restaurations effectuées au 19e siècle ainsi que les fresques et les tableaux réalisés. 



Photos: Wikimédia Commons


03/2026



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Connue pour son miroir d’eau et la Cité du Vin depuis 2016, Bordeaux possède beaucoup d’autres attraits. Elle regroupe presque autant de monuments historiques que Paris. Elle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO pour son « ensemble urbain et architectural exceptionnel ». Au fil des siècles, l’ancienne capitale de la Gaule aquitaine sous l’Empire romain a su préserver un milieu urbain harmonieux où le passé et le présent se côtoient.

 

Les efforts de la ville sont récompensés puisque trois édifices religieux figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Il s’agit de la basilique Saint-Seurin, de la basilique Saint-Michel et de la cathédrale Saint-André.

 

La basilique Saint-Seurin¹ a été construite au 11e siècle sur une nécropole antique. De cette époque subsistent le porche, le chevet, la crypte et la base du clocher. Elle conserve plusieurs sarcophages des 6e et 7e siècles.

 

La cathédrale Saint-André², située sur la place Pey-Berland, a été consacrée en 1096 par le pape Urbain II, qui venait y prêcher la première croisade. Deux mariages royaux ont été célébrés dans l’église. Il s’agit du mariage d'Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII, futur roi des Francs, en 1137, et de celui d’Anne d’Autriche et de Louis XIII, roi de France et de Navarre, en 1615. Au cours des dernières années, des rénovations ont redonné tout son faste au portail royal illustrant le Jugement dernier.

La basilique Saint-Michel, érigée à partir du 14e siècle³ , arbore un style gothique flamboyant. L’église compte pas moins de 14 chapelles dédiées à une confrérie ou une corporation différente. Des nombreuses œuvres d’art ornent les lieux.

 

Ces deux dernières églises possèdent chacune un clocher séparé. La flèche de la basilique Saint-Michel s’élève à 114 m de hauteur, l’une des plus hautes du Midi de la France.
 

La vidéo de 3:54 minutes présente la basilique Saint-Michel et quelques édifices emblématiques de la magnifique ville de Bordeaux.

1 Bordeaux Tourisme & Congrès. Basilique Saint-Seurin [en ligne].   https://www.bordeaux-tourisme.com/patrimoine-culturel/basilique-saint-seurin.html

2 Agence des chemins de Compostelle. Cathédrale Saint-André [en ligne]. http://www.cheminscompostelle-patrimoinemondial.fr/fr/compos

3 Agence des chemins de Compostelle. Basilique Saint-Michel [en ligne].https://www.chemins-compostelle.com/composante-du-bien/basilique-saint-michel/  

Photos : De gauche à droite :  Guido Trautmann, Unsplash, Jane Ackerley, Unsplash, Arpad Czapp, Unsplash

 

 

Pour ses précieux conseils et son regard critique sur les textes, un immense merci à Yves de Belleval, un Québécois passionné d’histoire et de patrimoine qui a parcouru près de 17 000 km sur les chemins de Compostelle ainsi qu'aux auteurs des vidéos qui ont gentiment autorisé le partage de leur travail.  

 

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