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L'Alhambra - Un trésor de l'Espagne musulmane

  • 30 oct. 2025
  • 2 min de lecture

des touristes prennent des photos dans la cour des lions

Du 8e au 15e siècle, les Musulmans, qu’on appelait les Maures, ont été présents en Espagne. Les Omeyyades furent les premiers à envahir la péninsule ibérique en 711. Ils ont conquis la majorité de l’Hispanie en moins de 10 ans. Puis, les rois catholiques ont repris graduellement le territoire jusqu’en 1492 au moment où le royaume de Grenade est vaincu. Les Musulmans ont par la suite quitté l’Espagne, mais non sans laisser un riche patrimoine. La cité palatine de l’Alhambra à Grenade au sud de l’Espagne en est le plus bel exemple.


L’Alhambra, située sur la colline de la Sabika, ne se limite pas qu’à un palais. Il s’agit d’un vaste complexe comprenant une forteresse, des résidences royales, des pavillons en retrait entourés de magnifiques jardins ainsi que le palais du roi Charles Quint. Au Moyen Âge, la cité palatine renfermait des bains publics, des mosquées, des bâtiments administratifs, des écoles, des casernes.


un bâtisse brune avec la montagne au loin et des tours

L’Alcazaba, la forteresse, a été érigée au 9e siècle et reconstruite au 11e siècle par la dynastie des Nasrides. L’ensemble comporte plusieurs tours, un poste de commandement, un donjon et la résidence du commandant. L’emplacement stratégique de la citadelle au-dessus de la vallée et face au quartier de l’Albaicin représentait un avantage indéniable à l’époque. De nos jours, ce sont les visiteurs qui peuvent profiter du magnifique point de vue.


Les palais nasrides quant à eux ont été érigés à partir du 13e siècle à l’initiative du sultan Mohammed 1. Jusqu'au 15e siècle, ses successeurs ont réalisé de nouvelles constructions ou des restaurations toujours plus grandioses et raffinées.


Les trois palais du dernier royaume musulman en Espagne révèlent la maîtrise d’une architecture tout en finesse et en harmonie. Des motifs géométriques, des arabesques, des calligraphies, des mosaïques, des azulejos ornent les murs. Les nombreuses fontaines et les bassins d’eau montrent une grande expertise en matière de systèmes d’irrigation.


un couloir décoré avec des touristes qui prennent des photos


une cour avec plusieurs colonnes et des touristes au loin

Le palais des Lions est un véritable coup de cœur avec sa fontaine en albâtre du 11e siècle qui repose sur 12 lions de marbre. Le patio est entouré de 124 colonnes magnifiquement décorées à leur sommet par des motifs floraux.


un jardin entouré d'eau avec un bâtiment au loin

Le Généralife, la résidence champêtre des sultans, se trouve à l’extérieur de la forteresse. Ce lieu de repos fait place à des jardins somptueux en terrasse, des bassins et des jets d’eau et des patios pour profiter de la fraîcheur.


un bâtiment circulaire avec des personnes

Lors de la reconquête de Grenade par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon en 1492, ces derniers se sont abstenus de détruire un tel trésor. Charles Quint a bien exigé quelques destructions au 16e siècle et fait construire une résidence royale de style renaissance. L’édifice qui ne sera jamais habité se distingue par un patio de forme circulaire. À cet endroit se trouvent le Musée des Beaux Arts et le Musée de l’Alhambra.


La vidéo de 9:05 minutes présente abondamment le décor somptueux des différentes parties de l'Alhambra.



Photos : 1-3-4-6 Holger Uwe Schmitt, Wikimédia Commons, 2- Wikiolo, Wikimédia Commons, 5- Tucsyso, Wikimédia Commons,


10/2025

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Connue pour son miroir d’eau et la Cité du Vin depuis 2016, Bordeaux possède beaucoup d’autres attraits. Elle regroupe presque autant de monuments historiques que Paris. Elle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO pour son « ensemble urbain et architectural exceptionnel ». Au fil des siècles, l’ancienne capitale de la Gaule aquitaine sous l’Empire romain a su préserver un milieu urbain harmonieux où le passé et le présent se côtoient.

 

Les efforts de la ville sont récompensés puisque trois édifices religieux figurent au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Il s’agit de la basilique Saint-Seurin, de la basilique Saint-Michel et de la cathédrale Saint-André.

 

La basilique Saint-Seurin¹ a été construite au 11e siècle sur une nécropole antique. De cette époque subsistent le porche, le chevet, la crypte et la base du clocher. Elle conserve plusieurs sarcophages des 6e et 7e siècles.

 

La cathédrale Saint-André², située sur la place Pey-Berland, a été consacrée en 1096 par le pape Urbain II, qui venait y prêcher la première croisade. Deux mariages royaux ont été célébrés dans l’église. Il s’agit du mariage d'Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII, futur roi des Francs, en 1137, et de celui d’Anne d’Autriche et de Louis XIII, roi de France et de Navarre, en 1615. Au cours des dernières années, des rénovations ont redonné tout son faste au portail royal illustrant le Jugement dernier.

La basilique Saint-Michel, érigée à partir du 14e siècle³ , arbore un style gothique flamboyant. L’église compte pas moins de 14 chapelles dédiées à une confrérie ou une corporation différente. Des nombreuses œuvres d’art ornent les lieux.

 

Ces deux dernières églises possèdent chacune un clocher séparé. La flèche de la basilique Saint-Michel s’élève à 114 m de hauteur, l’une des plus hautes du Midi de la France.
 

La vidéo de 3:54 minutes présente la basilique Saint-Michel et quelques édifices emblématiques de la magnifique ville de Bordeaux.

1 Bordeaux Tourisme & Congrès. Basilique Saint-Seurin [en ligne].   https://www.bordeaux-tourisme.com/patrimoine-culturel/basilique-saint-seurin.html

2 Agence des chemins de Compostelle. Cathédrale Saint-André [en ligne]. http://www.cheminscompostelle-patrimoinemondial.fr/fr/compos

3 Agence des chemins de Compostelle. Basilique Saint-Michel [en ligne].https://www.chemins-compostelle.com/composante-du-bien/basilique-saint-michel/  

Photos : De gauche à droite :  Guido Trautmann, Unsplash, Jane Ackerley, Unsplash, Arpad Czapp, Unsplash

 

 

Pour ses précieux conseils et son regard critique sur les textes, un immense merci à Yves de Belleval, un Québécois passionné d’histoire et de patrimoine qui a parcouru près de 17 000 km sur les chemins de Compostelle ainsi qu'aux auteurs des vidéos qui ont gentiment autorisé le partage de leur travail.  

 

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