Figeac au Moyen Âge-Une cité marchande prospère
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Située sur les rives de la rivière Célé au sud-ouest de la France, Figeac a été un important pôle commercial au Moyen-Âge. Les demeures marchandes ornées de grandes arcades, de façades sculptées, de soleilhos sous les toits, les rues étroites et sinueuses du centre historique nous ramènent à cette période faste de la ville.
La naissance de la cité médiévale est liée à la fondation d’une abbaye par des moines bénédictins en 838 avec l’aval de Pépin 1er d’Aquitaine. Le monastère était alors rattaché à l’abbaye de Conques à une cinquantaine de kilomètres. Il s’élevait à l’emplacement actuel de l’église Saint-Sauveur.
Très rapidement, les premiers habitants ont rejoint les religieux et la communauté s’est agrandie. L’emplacement de la nouvelle agglomération au carrefour des principales routes fluviales et terrestres a favorisé sa croissance. Les artisans et les marchands ont pu développer plusieurs secteurs d’activité dont la conception de draps de lin, de chanvre et de laine, le travail du cuir, le vin et le secteur agricole. Plusieurs produits étaient vendus à travers l’Europe.

Dès le 12e siècle, une classe de gens d’affaires aisés est apparue et ces derniers ont construit des maisons à pans de bois sur plusieurs étages pour leur commerce, leur atelier et leur résidence. Les commerces occupaient le rez-de-chaussée du bâtiment. De grandes arcades permettaient aux passants de rencontrer l’artisan en plein travail, de voir les produits exposés et de conclure une vente. Le propriétaire des lieux et sa famille occupaient le premier étage. Les murs extérieurs de ce palier étaient souvent décorés de sculptures de personnages réels ou fantastiques montrant le statut social de l’occupant. Le dernier étage ouvert sous le toit, appelé le soleilho, servait pour le séchage des denrées ainsi que de grenier et d’entrepôt.
Aux 13e et 14e siècles, la cité marchande était à son apogée. Les riches marchands fabriquaient des produits de luxe qu’ils vendaient à l’international. De vastes demeures aux fenêtres géminées se sont ajoutées aux premières habitations plus modestes. La Place Champollion (nommée en l’honneur d’un enfant du pays, Jean-François Champollion, qui a déchiffré les hiéroglyphes) regroupe un bel échantillon de ce patrimoine unique.
Au cours des dernières années, cette commune du département du Lot a mis en place plusieurs mesures pour conserver cette architecture typique d’une ville marchande du Moyen Âge. Les églises Saint-Sauveur dotée de chapiteaux du 11e siècle et Notre-Dame-du-Puy au décor baroque ont également fait l’objet de travaux de restauration.
Les nombreux visiteurs tout comme les pèlerins qui empruntent le chemin du Puy-en-Velay vers Saint-Jacques-de-Compostelle peuvent apprécier les nombreux trésors architecturaux de la ville.
Marcher dans le centre historique de Figeac, c'est découvrir de nombreux trésors architecturaux.
Photos : Teddy Verneuil, Lot Tourisme
09/2026




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